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L’année 2011 s’est achevé, alors l’année présidentielle a débuté, et chacun des candidats est venu nous dire ses vœux. 2012, est, selon nous, l’année de tous les possibles.

L’année des possibles économiques

En matière économique, rien est jamais certain d’advenir, chacun y va de sa prévision, de la catastrophe annoncée, de la résurrection espérée, de changement radical souhaité, bref, chacun y va de sa partition: récession, dépression, retour de la croissance…

Néanmoins, le seul facteur qui vaille en économie, le seul véritable fondamental que tout système doit avoir, du capitalisme au communisme en passant le communisme chinois et le capitalisme autoritaire, le plus important c’est la confiance. En effet, on glose beaucoup sur la pessimisme ambiant, notamment de Français, et on leur oppose le fait qu’ils ont beaucoup: sécurité, sécurité sociale, scolarisation, cadre de vie, culture, patrimoine… Mais voilà, combien même cela est vrai, ce qui est important, c’est la confiance, le foi en un système qui nous protègera, bref, la viabilité. Or, à côté l’on nous dit, qu’un monde d’incertitudes se dressent face à nous et qu’il va falloir remettre en question un modèle social suranné, comment avoir confiance?

Face à des perspectives économiques incertaines, il est légitime de se retourner vers la Politique, mais là aussi l’avenir est incertain…

L’année des possibles politiques

Du côté de la Politique, les seules certitudes sont que 2012 sera une riche année pour la France qui va se choisir un nouveau président ainsi qu’une nouvelle chambre des députés pour, théoriquement, les cinq années à venir.

Si d’un point de vue économique, rien ne se dessine véritablement, peut-être est-ce que les politiques face à la crise n’osent pas et se montrent aussi frileux que les entrepreneurs. 2012, l’année de tous les possibles: Nicolas Sarkozy pourrait être réélu, le PS revenir au pouvoir, François Bayrou tel un phénix renaître, Marine Le Pen reproduire l’exploit de son prédécesseur voire même être élue, de même l’extrême gauche peut-elle être en voie de résurrection par Jean-Luc Mélenchon, le trotskyste qui a raflé le PC! Les Verts (enfin Europe-écologie-Les Verts (EELV)) semblent marginalisés et donc l’alliance avec le PS d’autant plus nécessaire. Quant au NPA, il est noyé dans les affres de la division, Ligue Ouvrière, a perdu sa meneuse charismatique pour une inconnue et est cachée par le Front de Gauche. Néanmoins, 2012, peut voir des surprises advenir.

L’avenir est peu assuré, pire, aucun candidat n’inspire une confiance telle en son projet qu’il susciterait un enthousiasme total. Les uns accusés de ne faire qu’un même programme plein de sacrifices sans vision d’avenir ni rêves, les autres vus comme des rêveurs insensés aux chimères dépassées…

Bref, rien qui ne puisse susciter une confiance, et pourtant, ne serait-il pas possible d’avoir un programme raisonnable, assainissant à court-terme et posant les bases d’un projet consensuel à long-terme?

L’année des possibles géopolitiques

2012, sera également l’année de bouleversements multiples dans le monde, de leur poursuites, nul ne sait encore de quoi 2012 sera faite, néanmoins, tout est possible:

Le Printemps arabe, devenu été islamiste, conduira-t-il à un hiver démocratique?

La Syrie, le régime tiendra-t-il, les soutiens sino-russes seront-ils suffisants?

La Libye saura-t-elle se reconstruire après une guerre civile meurtrière? Le pays surmontera-t-il les divisions rejaillissantes après la fin de Kadhafi?

La Chine sera-t-elle la première puissance mondiale? Quid des Etats-Unis, Obama réélu ou non?

Quels chemins empruntera l’Europe? L’euro? Schengen? Quels résultats aux élections nombreuses sur le continent?

La Russie, quels développements après les élections législatives truquées et marquant un échec pour le pouvoir.

Quelle position aura l’Afrique, parviendra-t-elle à surmonter ses divisions, pour offrir un nouveau visage au monde, se développer, s’affranchir de la tutelle nourricière des Occidentaux?

Autant de questions, d’incertitudes, faisant de 2012, l’année de tous les possibles, même de la fin d’un monde, le nôtre…


Enfin, je tenais à remercier les visiteurs de ce blog, l’an dernier vous fûtes près de 1700! Votre présence signifie que ce que j’écris intéresse quelques personnes, cela me touche vraiment. N’hésitez pas à nous rejoindre sur notre page Facebook (cf. ci-contre) ou à vous abonner et recevoir des alertes par courriel lors de nouvelles publications (cf. ci-contre).

Encore merci pour votre fidélité, je vous souhaite à tous une excellente année 2012, pleine de bonheur, de réussite, d’amitié, et d’amour.

 

Une fois n’est pas coutume, voyons une actualité plus personnelle, pour évoquer ce que tous nous avons vécu ou vivront, la mort de quelqu’un que nous apprécions.

La vie n’est qu’un long chemin vers la mort

Voilà une affirmation, d’un réalisme frappant. Néanmoins, si notre mort est une chose à laquelle on est préparé, car après tout, nous le savons tous, nous allons mourir un jour. Nous vivons avec, c’est d’ailleurs dans une société aseptisée comme la nôtre, ou nous cherchons à tout prévoir, un des derniers faits imprévisibles. Et fort heureusement, car sinon, la vie n’aurait pas la même saveur si nous savions quand est-ce qu’elle se terminerait.

Mais voilà, si nous sommes, peu ou proue, préparés à l’idée de notre propre mort comme étant une issue nécessaire de notre vie, la mort des autres nous touche davantage. En effet, nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce sont les perspectives de bonheur de quelqu’un qui sont rompues, si cette personne est âgée, cela nous paraît être davantage dans un certain ordre des choses, mais lorsqu’il s’agit de jeunes personnes qui avaient probablement plus de vie devant elles que derrière, statistiquement; dans ce cas, nous sommes souvent désemparés, et ne savons que penser.

Accidents, maladies, meurtres, autant de choses frappant les Hommes inopinément, et nous rappelant à quel point notre sort nous échappe en grande partie, montrant que cette Liberté que nous revendiquons ne saurait pouvoir s’appliquer qu’au sein de la société.

La mort, un mot, qui fait basculer votre vie si elle vous frappe, et fait basculer celle de votre entourage, plus ou moins proche, qui devra s’accoutumer à l’idée que vous n’êtes plus là que part une pierre où votre nom est gravé. Se résoudre à ne vous voir que par des souvenirs, regretter tout le mal qu’on a pu vous faire, repenser aux bons moments et imaginer tous ceux qui n’ont pu avoir lieu.

Tous, je présumes, à la mort d’un proche avons pu le vivre ainsi. Ressentir une certaine solitude, un vide autour de soi. Se dire, parfois, que l’on en est responsable, se dire que nous aurions dû mourir à sa place. Nous pouvons nous le dire, mais que cela changerait-il? Rien. Souvent, nous entendons que le mort n’aurait pas voulu cela, c’est fort aisé de le faire parler à présent.

Néanmoins, chaque épreuve de la vie, aussi difficile soit-elle, nous fait nous remettre en question, nous ouvre de nouveaux horizons, nous forme. La mort de quelqu’un peut nous faire rencontrer d’autres personnes, nous aider à nous découvrir nous-même.

La mort, ne saurait dissoudre l’amour – au sens général – que nous ressentons pour le mort, l’amour est plus fort que la mort. Quelque soit la force de nos sentiments pour une personne décédée, elle existe toujours par le souvenir que nous en avons, par ce qu’elle laisse. Il ne faudrait pas pour autant cultiver une trop grand amour du passé, mais bien s’en servir pour construire l’avenir. Le passé fait l’avenir, chacun de nous fera demain, chacun des morts que nous serons, serons encore là demain par ce que nous aurons contribué à créer, de sorte, qu’in fine, mourir ne signifie pas cesser d’exister.

Hommage à M. C., décédée le 29 novembre.

Alors que le crise s’étend à l’Europe, que le Premier ministre vient d’engager un plan permettant de remplir l’objectif de 4,6% de déficit en 2012, il convenait pour nous de consacrer une série d’articles à la situation périlleuse que nous vivons. En effet, dans la frénésie d’informations que nous avons vécu cet été entre la crise de l’euro, la dégradation de la note étatsunienne, les violences au Royaume-Uni, les révolutions arabes et la guerre de Lybie, il nous paraissait indispensable de faire un point sur une situation périlleuse.

Notre série sera composée de neuf articles, neuf comme le dernier chiffre, la fin idéale de toute série. Un article sera publié chaque jour sur le blog. Voici notre dernier article:

Idées de crise

Alors que nous ne parlons que de crise et de son éventuelle résolution, il convenait pour cet ultime article de notre série, de s’interroger sur ce que pouvait être une crise.

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Le renouveau de la crise

La crise, notamment en Asie, est perçue comme la chance d’un renouveau. C’est d’ailleurs également ainsi que l’Europe la vit où de chaque crises naissent les avancées arrachées sans jamais de projets d’ensemble.
La crise, c’est l’occasion toujours de se poser, car après la peur panique de la crise elle-même, le temps de la réflexion se doit de venir, temps qui  va faire émerger de nouvelles solutions, et de nouvelles perspectives propres à engager une société dans la voie d’un renouvèlement tant intellectuel que moral, économique et politique.

Vue de la sorte, la crise apparaît tant comme une chance que comme une menace, une chance car elle peut être le tremplin vers un monde nouveau, mais une menace car nul ne sait si ce monde sera meilleur, mais chacun peut espérer que ce monde entre un jour lui-même en crise.

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La crise pour un retour aux fondamentaux

La crise, et c’est là la pensée européenne en général, peut également est la source d’un retour aux fondamentaux.

C’est ainsi que M. Sarkozy envisageait les choses par une refondation du capitalisme, certes tombée dans l’oubli, mais sur le fond, cela revenait à proroger la capitalisme en procédant à l’ablation des membres pourris cause de la crise.

Il en va de même en politique, où les fondamentaux devraient être rebattus, quels régimes, quels idéaux, quels principes, sont aux fondements de nos sociétés, quelles valeurs, quelles idées, quels buts fixent la cohésion de notre Nation.

La crise, est alors un retour à soi, et non pas un repli sur soi, on retrouve son être fondamental, débarrasser de ses excroissances dispendieuses et inutiles.

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Vie et crise(s)

Enfin, la crise est une notion même qui traverse toute vie, toute existence, une vie sans crise serait une fleuve bien tranquille et lassant, duquel nous ne tirions aucune expérience de la vie.

La crise sur laquelle nous paniquons et débattons à longueur de journées, n’est qu’une crise, il faut la relativiser, ce n’est qu’une crise parmi tant d’autres passées et à venir, celle-ci est économique, d’autres furent politique, ou encore militaire. Mais de chaque crise nous sommes sortis raffermis dans la conviction que de toute crise naît une expérience et que malgré tous les rapprochements et toutes les similitudes, chaque crise est unique. Comme chaque étape de notre vie contribue à forger ce que nous sommes et semer ce que nous deviendrons.

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Afin de conclure, cette série d’articles, je tenais à relativiser la crise, car des crises nous ne connaissons tous dans nos existences, ces moments difficiles où parfois nous nous sentons fort seuls jusqu’à l’instant où se ranime la flamme de la vie en nous, et où une main généreuse vient souffler sur celle-ci afin de révéler le meilleur de nous-même.


N’hésitez pas à relire les articles de notre série annoncée dès le 31 août 2011:

Une situation périlleuse

I)

Le modèle allemand

II)

La fin d’un règne

III)

Rêves et illusions d’un monde à venir

IV)

Crise et après-crise, crise d’idées

V)

Entre rigueur et relance

VI)

Europe et idée d’Europe

VII)

Croire et espérer

VIII)

L’avenir: éducation et culture

IX)

Idées de crise

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