150 ans d’indignation

Bernard MADOFF, qui a ruiné des centaines des personnes, tant physiques que morales, des retraités états-uniens cherchant la sécurité de revenu aux grandes institutions bancaires (Santander, BNP Paribas…). Et à la foule des victimes de menacer: “S’il n’est pas condamné à la peine maximum, on organisera des émeutes”, à l’avocat de l’accusé de faire valoir l’âge (71 ans) de son client. Et le verdict: 150 ans de prison.

 

Et bien qu’étant conscient des mauvaises actions que Madoff a accompli, je m’insurge contre une société où la Justice est à ce point influençable par la population, pour ne pas dire la populace, quelle est la légitimité d’une Justice dans de telles circonstances? Aucune! Infligé 150 années de prison à quelqu’un pour satisfaire la doxa, autant le livré directement à la vindicte populaire. Mais le capitalisme est sauf, il a trouvé son coupable, sa figure responsable de la crise, ainsi il va pouvoir estimer que le cas Madoff réglé tout va pouvoir reprendre  comme avant, comme si de rien était, jusques à la prochaine crise. Cette condamnation, loin d’être raisonnable, en effet comment considéré qu’une peine équivalent au double de l’espérance de vie dans ce pays est réaliste? Mais elle satisfait l’opinion, mais depuis quand la Justice a à se soucier de l’opinion? Le juge n’est pas impartial, lorsque la Justice est juste?

 

En conclusion, la condamnation de Madoff, au-delà de l’illustration de la bête justice états-unienne, nous montre bien l’échec d’un système incapable de se remettre en question et qui se satisfait de la livraison d’une figure de proue immorale pour s’exclamer: “L’épuration est finie, repartons!”. La condamnation ridicule de Madoff à 150 ans de prison, ne règle rien, mais permet de caché la réalité… Madoff ou l’arbre qui cache la forêt.

 

Voici, une vidéo qui résume bien ma pensée:

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Mercantilisme

Alors que notre monde s’enrichit grâce à l’Entertainment, le divertissement qui bien au-delà de priver la population du nécessaire affranchissement des schémas stéréotypés (manichéens pour la plupart) et alors que l’autorité (notamment académique) est attaquée de toute part dans un libéralisme débridé, les cinémas, loin de chercher à donner accès à l’ensemble de la Culture cinématographique se bornent aux films à fortes audiences (états-uniens souvent). Ainsi, aucun cinéma yonnais, et très peu de cinémas en France diffuse le film Piano forest, qui m’aurait été agréable de visionner.

Shuhei Amamiya est un jeune garçon destiné à un brillant avenir de pianiste professionnel. Au début de l’été, sa famille emménage dans une ville de province. Ses nouveaux camarades de classe lui raconte alors une bien bizarre histoire. Il existerait un piano magique caché au fond de la forêt; bien que cassé depuis plusieurs années, plusieurs personnes affirment avoir entendu une mélodie envoûtante des profondeurs de la forêt.

Seul Kai, un jeune garçon intrépide, affirme que la musique du piano est réelle et pour le prouver, il demande à Shuhei de le suivre pour vérifier sur place. Malgré l’entêtement de Shuhei, le piano n’émet aucun son. En revanche, la magie opère lorsque Kai se met à jouer. Shuhei comprend alors que son ami est un véritable génie capable d’interpréter une musique quasi-divine alors qu’il n’a jamais pris une seule leçon de piano.

Bien qu’opposés, les deux garçons deviennent vite inséparables, jusqu’au jour où il deviennent rivaux lors d’un concours national de piano auquel ils participent tous deux.

Site officiel du film Piano forest

Dès lors, il m’apparaît regrettable que les cinémas, qui censés diffuser une culture se bornent au simple fait marchand de la rentabilité sans entraves… Or il me semble que si quelque chose ne se vend pas, ne s’achète pas, c’est bien la culture qui est censé transcender les intérêts particuliers marchands, sinon la culture ne saurait libérer l’humanité.

Le Roi et la Mort

Alors que le monde observe stupéfait la musellement de l’opposition iranienne contestant la réélection de Ahmanidejad, l’ultra conservateur, qui n’hésite pas malgré le fin de non recevoir que lui a adressé le parlement iranien et que seul un tiers des députés s’est déplacé pour le féliciter. Alors qu’en Europe les gouvernements doivent faire face à une crise économique sans précédent mettant à rude épreuve les systèmes sociaux et les équilibres budgétaires. Alors qu’en France, le chômage continue de s’accroître et que le Président est en Martinique où il a proposé un vote pour l’autonomisation de l’île.

Malgré tout ces événements qui pourraient changer l’avenir du monde, des européens, des français, seul la mort du roi de la pop intéresse les médias… En effet, le journal de 20h de France 2, a consacré vingt-cinq minutes à traiter de la disparition d’une légende, d’un monument de la musique, la mort de Michael JACKSON. Au-delà de l’immense talent dont a su faire preuve l’artiste qu’il était au travers de chansons autant que ces clips dignes du cinéma avec Thriller, Billie Jean, We are the world… Il n’en demeure pas moins que cet emballement médiatique qui consacre tout son temps à la mort, d’une personne, aussi célèbre soit-elle, plutôt qu’à l’information qui pourrait changer l’avenir de populations entières, cela est à mon sens révélateur du sentimentalisme de notre société et sa dépendance au divertissement, bien plus “cool” que les tristes nouvelles du monde…

Sous l’avalanche ininterrompue d’informations insignifiantes, plus personne ne sait où puiser les informations intéressantes.
[Bernard Werber]
Extrait de La révolution des fourmis

Néanmoins, il me paraît légitime de rendre hommage à ce grand chanteur, avec une chanson engagée, We are the world.

Vidéo We are the World