C.R.A.Z.Y.

Jeudi dernier – le 26 novembre 2009 – je m’attendais à passer une soirée insipide face à un téléviseur aux programmes a priori décevants et inintéressants – même si Martine AUBRY sur France 2 eût été distrayant à n’en pas douter – je naviguais donc sur les programmes lorsque je suis parvenu à la chaîne n°7: ARTE et je suis tombé sur ce film québécois: C.R.A.Z.Y..

Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur.
De 1960 à 1980, entouré de ses 18607470quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu’il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire…
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons.
C’est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d’un petit garçon puis d’un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu’à renier sa nature profonde pour attirer l’attention de son père.

Site du distributeur

Une histoire banale mais pas tant que ça

C’est donc l’histoire d’une famille comme il pourrait en exister, avec les cinq fils de Gervais et Laurianne Beaulieu, Christian, Raymond, Antoine, Zachary et Yvan dont les initiales forment le titre (C.R.A.Z.Y.), mais Zac, le principal personnage de la fratrie a quelque chose que les autres n’ont pas: il préfère les garçons, rejeté par son père qu’il admire il enfouira cette facette de sa vie pour plaire à son père. Une histoire émouvante entre un père et son fils que je ne peux que vous inciter à voir et/ou revoir.

Bande-annonce du film

Un film de tolérance

L’incompréhension dont va faire preuve le père considérant que son fils se prive de la plus belle chose dans la vie: avoir des enfants. Si après avoir découvert son homosexualité Zac va refouler cette partie de sa personnalité pour se conformer au désir de son père, et avoir une relation au beau fixe avec celui-ci, les doutes de son père à l’occasion du mariage de l’un de ses frères le conduit à s’exiler, puis il revient et vit la mort de l’un de ses frères Raymond avec lequel il a eu des conflits mais s’était réconcilié, cette mort sera l’occasion de moments émouvants.

De l’expérience du français québécois

Au-delà de l’intérêt en matière de confrontation à la réalité de l’affirmation de son homosexualité et de la réaction et de la société et de la famille face à cette révélation de cette part d’intimité encor mal acceptée dans certaine frange de la société, ce film vous ouvrira aux excellentes expressions québécoises pour lesquelles le sous-titrage proposé par ARTE m’a été fort utile même si certaine sont limpide: “t’es vraiment pas parlable!”

REDIFFUSION SUR ARTE LE LUNDI 30 NOVEMBRE À 00h45:

Bande-annonce du film sur ARTE

Pour des informations sur ledit film.

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3 réflexions sur “C.R.A.Z.Y.

  1. Effectivement, ce soir là, hors un devoir de Latin latent, comment pouvions-nous occuper tant de temps libre, si ce n’est par ce film?
    Ce très bon film d’ailleurs, servi par d’excellents (mais, malheureusement encore peu connus dans nos contrées outre-atlantique…), au projet à la fois ambitieux (de par le thème traité) et simple (« banal » écriviez-vous, dans le cadre de l’histoire).
    La critique me conseillait de tous bords de voir ce film. Si je n’en suis pas déçu, tout de même, il demeure une impression d’imperfection, un je-ne-sais-quoi de « malaise »…
    Certains m’ont fait remarquer qu’à mettre tant d’ardeur à refouler son homosexualité, l’acteur principal pourrait faire « l’apologie » de l’homophobie… Je ne pense pas, mais plutôt que Zach’ se pose des questions et se rejette en fin de compte « lui-même »…

    En fait, à l’heure qu’il est, je n’ai plus tout ma tête pour réfléchir et écrire sensément. Je crois bien que ce film est si beau et si vrai que je n’ai pas réussi à le capter dans sa profondeur…

    • Bonjour Nicolas, tu me vouvoies à présent?

      Si personnellement j’ai regardé ce film davantage par hasard que du fait de la critique, qui sans nul doute eût influencé ma propre critique, et sûrement me serais-je attendu à autre chose.

      Il est clair que la fin laisse quelque peu sur la faim, on aurait aimé sûrement plus d’éclaircissement, et une poursuite de l’histoire, néanmoins « le genre » d’épilogue, nous éclaire à mon sens suffisamment, et il y a même je trouve une certaine profondeur malgré la superficialité du traitement à aucun moment nous n’avons le trdaition coming out public, mais tout est en finesse, sous-entendu, et sous-tendu par un personnage incarné par un acteur excellent.

      En bref, ce film beau, et éclairant sur les doutes qu’implique l’homosexualité, sur le regard de la société, et la volonté de conformisme aux normes sociales de Zach, mais les normes sociales évoluent plus ou moins vite de génération en génération, après à savoir si elles doivent aller dans tel ou tel sens, ça c’est plus complexe.

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