Syndrome du Titanic ou l’écologie qui coule vers le démagogique

Un samedi, alors que j’avais passé une petite journée, sans grand intérêt, mais j’avais gagné une place de cinéma gratuite, alors je me suis dit: Profitons-en! Cherchant un film à aller visionner je me suis dit, “Tiens le film de Hulot, ça devrait être intéressant!?”, bien mal m’en a pris! En effet, moi qui ne suis pas d’un scientisme parvenu, ni emporter par l’écologisme comme seule pensée valable dans ce vingt-et-unième commençant, je m’attendais à un film qui tacherai de me convaincre d’agir, grand fût ma déception…

Un fil conducteur inexistant.

Les images, des vérités s’enchaînent sans un véritable fil conducteur, sans un déroulement logique clair et précis, on passe de la pauvreté aux routes en plein désert, sans transition, sans que paraisse se dérouler un argumentaire clair et précis devant nos yeux, on assiste davantage à la restitution d’un cours d’un élève qui n’organise pas sa copie, qui ne fonctionne que pas juxtaposition sans suite logique ce qui condamne ce film à rester fort peu didactique.

De la dénonciation plus que démonstration, et de la tentative de moralisation passéiste. ‘on aurait pas dû’ pas de ‘on devrait’

En effet, nous assistons davantage à une dénonciation de la pauvreté, du gaspillage que l’Homme opère, de ces amoncellements de déchets informatiques envoyés dans les pays pauvres pour qu’ils soient traités au péril de la santé des gens. Qui pourrait ne pas s’en offusquer, comme de la pauvreté, il en est ainsi dans tout le film, “Je dénonce” sans que le téléspectateur puisse instinctivement être opposé. Ce film est affligeant de banalité dans ces thèmes: “oui il y a des pauvres, et c’est mal hein!”, “on a pollué et on pollue la planète et ce n’est pas bien”. Le film empreint de vertus moralisatrice, un Nicolas Hulot qui se serait réveillé du fantasme selon lequel il fallait ne pas croire que le progrès nous mène nécessairement vers de meilleurs horizons.

En conclusion, comme le film de Yann Arthus-Bertrand, c’est beau, on s’offusque de devoir perdre de beaux paysages, on s’étonne qu’il y ait encore des pauvres, mais aucune solution, aucune démonstration. On est loin de la qualité didactique d’Une Vérité qui Dérange d’Al Gore, qui non seulement balance des vérités mais apportent des preuves à l’appui, bien plus enrichissant, et admettant le débat contradictoire que les films Home et Le Syndrome du Titanic, qui vous envoie des vérités sans les démontrer comme si elles étaient évidentes… Sauf que les fausses-évidences existent, ces films n’admettent pas la contradiction, on a fait ça, oulala maintenant payons!

Par ailleurs, en aucun cas d’éventuelles solution sont présentées, par même des pistes de réflexion, Nicolas Hulot l’avoue lui-même: “Je n’ai pas la solution”, mais à quoi bon ce film alors, si ce n’est pour nous faire culpabiliser les fautes et rejeter facilement les fautes sur le passé?

 

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3 réflexions sur “Syndrome du Titanic ou l’écologie qui coule vers le démagogique

  1. Salut tom!!dis donc il y’a du relâchement dans ton blog là!!non?:):) il y’a moins d’articles!!
    J’ouvre ma gueule mais moi c’est pareil avec le mien!!lol
    Allez continue mon gars!!

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