Le baccalauréat du politique

Le baccalauréat, horizon indépassable du système éducatif français, qui n’est plus un Graal pour tant de monde que cela (près de 90% de réussite). Dès lors une question se pose, le taux de réussite est-il si élevé du fait d’un meilleur niveau des élèves ou d’un abaissement des exigences?

 

Déjà d’un point de vue démocratique il est un progrès que davantage de jeunes puissent accéder au lycée et donc de par là même prétendre à l’admission au Baccalauréat, déjà cela explique qu’il y ai aujourd’hui une part plus importante d’une classe d’âge qui ai le bac. Et une chose d’importance, pour que plus de personnes aient le bac il ne s’agit pas d’abaisser le niveau, bien au contraire de l’augmenter afin de préserver sa valeur et d’augmenter celle des élèves!

 

Néanmoins, est-ce normal d’avoir des “commissions d’harmonisation”, doux nom donné à ces réunions entre correcteurs d’un même jury pour aligner les moyennes sur la moyenne académique, dès lors l’obtention du bac paraît bien artificielle, calculée, argument hautement politique pour un ministre et un gouvernement de droite comme de gauche! C’est-à-dire qu’au lieu d’avoir un contrôle continu avec les risques que cela comporterait (clientélisme, pression…) on institue des réunions hors de la présence du candidat, qui pourrait avoir à défendre son dossier aussi, non? Après tout il s’agit de son avenir, ce n’est pas une broutille non plus, or cela lui échappe totalement.

 

Le baccalauréat, système injuste, automatisé, demeure la référence, référence qui s’épuise évidemment, le rendement social de ce diplôme diminue d’autant plus qu’il est accessible et peu rare (Paradoxe d’Anderson). Mais il possède toujours sa valeur symbolique, l’honneur est sauf, loin de constituer la sanction de 3 années d’études au lycée, tellement son obtention est artificielle et absconse, il demeure LE diplôme à avoir, l’horizon indépassable.

 

Or il me semble que la moitié des bacheliers échoueront lors de leur premier semestre dans le supérieur, perspective peu réjouissante, dès lors, des propositions me direz-vous!

  1. Arrêter le bricolage des commissions d’harmonisation et oser confronter le correcteur à l’élève, que la révision éventuelle de la note soit juste et affichée à l’élève et non fait dans la coulisse.
  2. Faire du baccalauréat un vrai diplôme, pas un quelque chose hautement politisé, l’avenir de nos enfants et de nos nations vaut tout de même davantage que l’avenir de quelques uns, non?
  3. Préparer davantage les lycéens au monde de l’entreprise et/ou du supérieur, multiplier les initiatives en ce sens!

Diplôme : signe de science. Ne prouve rien.
     Gustave Flaubert
Extrait du Dictionnaire des idées reçues

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