D’un retour à l’état de nature?

Bien que nous ne soyons pas toujours en accord avec Alain Finkielkraut, il a récemment évoqué en référence à des faits d’actualité récents à un retour à l’état de nature. Nous nous sommes interrogés, nous nous interrogeons encore mais nous vous livrons nos actuelles conclusions et pensées.

Des insultes au Président de la République

L’actualité a été émaillée de polémiques du fait de citoyens qui ont insulté le Président de la République, le dernier cas, en banlieue où un homme a dit au Président: “Va te faire enculer connard, ici t’es chez moi”, il a écopé de 35h de travail d’intérêt général pour outrage au Président de la République. Pour le philosophe Alain Finkielkraut, cela révèle ce retour à l’état de nature, si une insulte en soi est condamnable, il s’agit ici d’une insulte portée contre le chef de l’Etat. Or, depuis le Révolution Française de 1789, nous sommes passés d’un système à sociabilité naturelle de l’Ancien Régime à un système à sociabilité artificielle, dans ledit système il y a le postulat d’un hypothétique état de nature qui aurait précédé la société, et la société serait le résultat d’un contrat, le contrat social passé entre les membres qui la composent.

De plus, la France a choisi depuis 1789 un système de souveraineté nationale qui suppose, en général, un mandat représentatif aux élus; par conséquent, le Président de la République est le représentant de la Nation dont le contrat social permet l’existence, donc insulter le représentant de la dite Nation, lui dire qu’il n’est pas chez lui là où la Nation qu’il incarne est souveraine est en définitive remettre en cause dans son fondement la Nation, l’ordre social établit par le contrat social, remettre en question même, ledit contrat social donc de proner peu ou prou un retour à l’état de Nature.

Bien entendu, nombre d’entre vous, ne manquerons pas de me rappeler que le Président de la République lui-même, représentant de la Nation s’est permis de telles transgressions langagières, dès lors, partant du fait que le Président incarne toujours lors de ses apparitions officielles la Nation, est-ce la Nation qui insulte ainsi ses membres? Vaste question, en effet, à partir du moment où M. Sarkozy est en représentation publique, il incarne la Nation, en privé libre à lui d’user des vocables qui lui conviennent, mais, par exemple lors du fameux “Casse-toi, pov’con!” qui était une réponse à un passant au Salon de l’Agriculture qui lui a dit “Touche-moi pas, tu me salis”. Il est clair, qu’un représentant de la Nation, lorsqu’il est en représentation doit avoir un vocabulaire sinon soutenu au moins courant et en toutes circonstances, policé et courtois envers ceux qu’il représente ou envers ceux devant qui, il nous représente. Pour autant, ce n’est pas parce que le Président de la République se permet des transgressions langagières que cela doit autoriser quiconque à procéder de même à l’égard du Président, car il représente toujours plus que lui-même, s’attaquer à M. Sarkozy citoyen lambda dans un tel langage pourrait encore passer, mais s’attaquer à M. Sarkozy Président de la République Française est sans commune mesure.

De la rixe contre un automobiliste

Autre fait divers qui a émaillé récemment l’actualité, la rixe d’un automobiliste sur l’A13, les médias n’ayant donné que peu d’échos à la suite de l’affaire et à des versions différentes pour certains détails, nous vous invitons à lire cet article.

Après cette information, vous ne manquerez pas de vous interroger sur le lien avec un retour à l’état de nature. Le lien est fort simple, en effet, le contrat social nous permet de sortir de l’état de nature, état de nature qui consiste selon les auteurs en un état de guerre généralisé (Hobbes) ou une situation où les hommes étant naturellement libres – c’est là le postulat de toute la philosophie qui prépare la Révolution Française et qui se poursuit encore – chacun poursuit ses intérêts et lorsque des individus poursuivent le même, il est logique que cela puisse conduire à un conflit entre les parties si aucun arbitre n’intervient (Locke). Le contrat social, acte fondateur de la société remédie à cet état de guerre ou du moins d’insécurité en créant la société et permettant l’émergence de l’Etat, chacune des parties (tous les Hommes appartenant à la société) du contrat donne tout (Hobbes) ou partie (Locke) de leurs droits à l’Etat pour que celui-ci puisse assuré leur sécurité. Si chez Hobbes, les individus donnent l’ensemble de leurs droits à l’Etat (Léviathan), et celui-ci les redistribuent égalitairement sous forme de droits civiques, de plus les individus ne peuvent nullement se retourner contre Léviathan sauf si celui-ci porte atteinte à leur intégrité; chez Locke au contraire, les individus donnent à l’Etat le minimum de droits possible, à l’Etat d’en faire bon usage, ce don contractuel de droits doit permettre à l’Etat d’assurer la sécurité des individus, pour cela l’Etat dispose de la Police, de l’Armée et de la Justice – les trois missions régaliennes de l’Etat –, en toute logique, si l’Etat ne parvient pas à remplir ces missions, il est légitime de lui reprendre les droits que nous lui avons cédé. Bref, la philosophie dans laquelle nous pensons aujourd’hui, l’Etat est là pour donner aux individus signataires du contrat social, ce dont il était dépourvu lors de l’hypothétique état de nature, la sécurité; l’Etat se doit de substituer à la loi du plus fort de l’état de nature, par le droit, les règles qu’il édicte car il a reçu cette légitimité de la part des parties du contrat social. C’est là un trait caractéristique du basculement entre la sociabilité naturelle et la sociabilité artificielle, pour schématiser entre l’Ancien Régime et le “Nouveau Régime”, dans l’Ancien Régime, nous pensions dans le cadre d’une sociabilité naturelle, l’Homme vit naturellement en société, il y a donc des lois naturelles que les Hommes doivent respecter, le Roi ne faisant que proclamer de nouveau lesdites lois, le rôle principal du souverain est de rétablir chacun en équité dans ses droits, de rendre à chacun son dû, bref la Justice; alors qu’à présent nous pensons dans le cadre d’une sociabilité artificielle, les Hommes ont hypothétiquement vécu dans un état de nature où régnait la loi du plus fort, afin de régir les rapport inter-humain, les Hommes ont décidé de s’unir au sein de la société qui apparaît donc comme le moyen de protection des plus faibles face aux plus forts, cependant, dans cette situation, il n’y a pas de lois naturelles, il faut créer l’ordre, l’harmonie entre les Hommes, d’où le rôle principal du souverain: la production de la Loi, le législatif, et donc où, pour citer Montesquieu “le juge n’est qu’une bouche qui prononce les paroles de la Loi”; ce sont là deux visions de la société.

En somme, la rixe est donc révélateur d’un retour à l’état de nature, en effet, les parties en sont venues à régler le conflit par la violence, le conflit et non un recours à l’Etat, à la police, à la Justice. D’un point de vue logique, cette altercation marque que certains membres de la société, se séparent de celle-ci, font en quelque sorte sécession, pensent que ni la police, ni la Justice ne pourront ou ne sauront résoudre le conflit, ils reprennent donc leurs droits naturels et règlent eux-mêmes le conflit, c’est donc un retour à l’état de nature.

De la normes et de la sécurité

L’ensemble de ces événements, et nous pourrions, sans nul doute en citer davantage encore, doivent nous faire se poser la question de la Loi et de la Justice en France. En effet, ce retour relatif à l’état de nature, cette réappropriation, ponctuelle certes, des droits concédés à l’Etat, signifie-t-il que l’Etat ne remplisse pas ou plus son rôle de protecteur?

De la norme: de la Loi et des Règlements.

Comme nous l’avons précisé supra, le rôle principal du souverain dans une conception artificielle de la société est de produire les normes. La Vème République est sûrement celle qui réduit le plus le rôle du parlement, du législatif, en limitant, chose inédite en France, le domaine de la Loi (article 34 de la Constitution) et en instaurant un contrôle de constitutionnalité, pensé à l’origine comme limitateur du législatif puisque le juge constitutionnel peut alors qu’une loi est votée la censurer, c’est-à-dire que ladite loi n’a jamais existé, c’est donc limiter fortement le législatif ainsi encadré, d’autant qu’à l’origine seuls les présidents de la République, du Sénat et de l’Assemblée Nationale pouvaient saisir le Conseil Constitutionnel. Néanmoins, la Loi a des domaines essentiels, mais pour la première fois elle est cantonnée.

On peut donc à présent, après ces quelques précisions constitutionnelles, s’interroger sur le fait de s’avoir si la Loi est légitime? Vaste question à nouveau, dans le cadre d’une sociabilité artificielle, pour qu’une loi soit reconnue il faut que l’ensemble des membres signataires – en tout cas chacun l’est présumé – du contrat social accepte la loi. Or, il est évident que réunir plus de 60 millions de personnes dans un endroit est tout irréalisable, donc nous avons des élus, en France depuis la Révolution Française le choix a été fait d’un mandat représentatif, c’est-à-dire, le choix de la souveraineté nationale, cela suppose la création de la Nation qui est souveraine, ici, la volonté générale est celle du corps social (la Nation) dans son entier. Ainsi tous nos élus sont nos représentants, les députés, le chef de l’Etat, indirectement les Sénateurs, or dans un tel système la volonté de l’organe représentatif est assimilée à la volonté de la Nation, en clair, lorsque le Parlement vote un texte, ce texte est présumé comme étant de volonté nationale, toute la Nation, réunie au travers de ses représentants veut ce qui a été voté, donc la Loi est totalement légitime, elle est issue de la volonté de la Nation. Donc, en théorie, toute loi, du moment qu’elle est votée par la Parlement est légitime et n’a donc pas lieu d’être critiquée par les signataires du contrat social.

Par ailleurs, la Vème République introduit, en plus de la souveraineté nationale, une part de souveraineté populaire non au travers de quelconque mandats impératifs – la Révolution elle-même étant née de la violation d’un tel mandat –, mais par le référendum, l’appel direct à la Nation pour se prononcer, soit sur une révision constitutionnelle, soit pour voter une loi… Donc ces lois sont tout aussi légitimes puisqu’elles émanent directement de la Nation, elles sont de la volonté générale, ici au sens de la somme des volontés particulières.

Cependant, certaines normes, ne sont pas des lois, puisque le domaine de la Loi est limitée, les autres sont du domaine réglementaire définit comme tout ce qui n’est pas du domaine de la Loi (art. 37 de la Constitution: “Les matières autres que celles qui sont du domaine de la Loi ont un caractère réglementaire.”), ainsi le pouvoir exécutif est amené à prendre des dispositions normatives. Quelle est la légitimité de ces normes? Une fois encore, elles sont toutes légitimes, en effet, l’exécutif, aujourd’hui élu directement, hier indirectement par la Nation, a un mandat représentatif, ceux que le chef de l’Etat nomme ont cette légitimité également car le chef de l’Etat peut à tout moment les révoquer, la volonté nationale est donc respectée même lorsque les dispositions émanent de l’exécutif – et des représentations déconcentrées de celui-ci (préfectures, rectorats, mairies…).

Néanmoins, la norme est légitime, d’accord, mais ce qui lui vaut d’être légitime est d’être acceptée par la majorité absolue de la Nation – référendum – ou de la représentation de celle-ci – Parlement –, et le chef de l’exécutif n’est élu que lorsque qu’une même majorité absolue s’accorde à son élection – que ce soit aujourd’hui avec un suffrage universel direct (quoique la condition des 500 signatures puisse nuancé l’universalité du suffrage) ou hier élu par le Parlement –. Dès lors, se pose, la redoutable question du dictat de la majorité, en effet, au nom de quoi 50% au moins de la société pourrait imposer ses vues à l’ensemble? Voilà une question importante, puisque cela nuance fortement la légitimité de la norme, la norme n’étant acceptée que par la moitié au moins de la société, alors que le contrat social lui, est l’objet d’un consensus, d’une unanimité, il y a là une incohérence d’autant plus grande qu’en France les scrutins sont soit majoritaire, soit propotionnel avec une prime majoritaire, donc à aucun moment une décision doit faire l’objet d’un consensus, puisqu’il y a naturellement – presque toujours, à quelques rares exceptions – une majorité qui se dégage. La question de la légitimité de la norme reste toute ouverte.

De la sécurité: des missions régaliennes de l’Etat: Police, Justice, Armée.

Au-delà de la légitimité de la Loi qui peut être nous l’avons vu nuancée voire contestée, se pose la question, pour que les individus puissent reprendre à l’Etat les droits qui lui ont concédé, de savoir si l’Etat a ou non failli dans les missions que lui accorde Locke, puisque dans le monde libéral, qui est celui que connaît l’occident, c’est la philosophie lockéenne qui l’a emportée. Ces missions, que l’on a fini par qualifier de régaliennes, puisqu’elles étaient également celle du Roi, sont la Police – sécurité intérieure –, la Justice et l’Armée – sécurité extérieure –.

Tout d’abord, la sécurité extérieure est assurée, puisque le territoire national n’est plus directement en danger, et même plus, les ressortissants bénéficient en cas de problème en territoire étranger de l’aide et de l’appui de la Nation – libération des otages du Ponant, d’otages en pays en conflit, libération de ressortissant emprisonné, extraditions… – bref, sur le plan de la sécurité extérieure, l’Etat a depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale assuré son rôle.

Quant à la sécurité intérieure, force est de constater qu’elle n’est pas encore totalement assurée, puisque les individus qui mettent à mal le contrat social parviennent encore à agir, pour preuve la rixe si dessus, si la sécurité intérieure était pleinement assurée cela n’aurait même pas pu avoir lieu. Et c’est là que l’on aperçoit une incohérence dans la logique du contrat social, puisque assurée la sécurité intérieure revient à éliminer toute personne qui dévierait de la norme et pourrait par là rompre le contrat social, en fait, il est prohibé de pouvoir rompre le contrat social, puisque la sécurité intérieure est sensée prévenir ce genre de risque. La sécurité intérieure est néanmoins assurée, puisque dans tous les exemples supra, les forces de l’ordre – puisque tous les contrevenants mettent du désordre, mettent à mal le contrat social en somme – oont procédé à l’interpellation d’individus. C’est alors que la Justice prend le relai.

La Justice. Grand mot, dont la justesse dépend dans un système à sociabilité artificielle de la légitimité de la Loi, puisque le juge, n’est que “la bouche qui prononce les paroles de la Loi”. Or, la légitimité de la norme juridique est soumise, nous l’avons vu, à caution. Mais dans tous les systèmes, la Justice, le droit est l’élément principal, elle se doit d’être parfaite, mais philosophiquement et logiquement c’est impossible et cela est condensé dans la phrase culte: “L’erreur est humaine”, or ce ne sont jamais que des Hommes qui sont chargé au nom de la Nation de rendre la Justice. La Justice ne peut donc que demeurer un idéal, qui n’en ait pas moins à atteindre, tout du moins, à s’en rapprocher, sinon autant revirer directement dans l’hypothétique état de nature et faire un trait sur la civilisation.

Du libéralisme (re-)conduisant à l’état de nature?

À présent, pour conclure, nous souhaitions nous interroger sur le libéralisme, puisque, Locke entre autres, inaugure ce courant qui connaitra deux faces, l’une politique, l’autre économique, l’une et l’autre intrinsèquement liée:

- Le libéralisme « politique », dont on trouve l’origine dans la philosophie morale et politique de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle, notamment anglaise et, en particulier, chez Locke (Deux Traités du gouvernement civil, 1690), pose donc en principe la liberté naturelle de l’homme individuel, partant, sujet de droits, le pouvoir qu’il revient à toute institution, à l’Etat, en particulier, d’exercer ne devant par principe pas empiéter sur cette liberté, ne devant la limiter qu’aussi peu que possible.

- Le libéralisme « économique » trouve, quant à lui, son origine chez les physiocrates français du XVIIIe (Quesnay, Tableau économique, 1758) et dans l’économie politique anglaise (Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776), pose tout aussi bien en principe l’homme individuel comme libre, la liberté en l’occurrence se déclinant en celle de posséder (libre propriété, celle-ci se trouvant posée comme droit « inaliénable »), celle d’échanger (libre échange), celle de circuler (libre circulation des personnes et des biens) et celle d’entreprendre impliquant la libre concurrence.

Source: Avello.net

En conséquence, les individus, dans le cadre de la société chercher toujours à exercer leurs libertés au maximum, chacun le peut de manière équitable grâce à l’Etat qui veille à la sécurité des membres, cependant, dans la mesure où par exemple, pour le libéralisme, dans les théories économiques, il est supposé un état de concurrence pure et parfaite idéal, que dans le domaine politique, chaque individu peut se retourner contre l’Etat, l’individu observant que la concurrence pure et parfaite n’est pas assurée, se tourne logiquement vers l’Etat qui doit assuré la Justice, or cet Etat est de fait impuissant à exercer un contrôle sur la marché, cela risquant de remettre en cause une des libertés, l’individu, est en droit de considérer le contrat social comme non rempli puisque sur le marché règne la loi du plus fort, chose à laquelle le contrat social devait remédier.

Par ailleurs, chacun des individus cherchant à exercer toujours pleinement sa liberté, celle-ci peut entrer en concurrence contre celle d’un autre, la liberté de chacun s’arrêtant ou celle de l’autre commence, mais comment les départager, il appartient, à un arbitre de le faire, en l’occurence, la Justice dont l’Etat a la charge, cependant, il nous est apparu que la Justice est un idéal inatteignable, dès lors, une des parties pour peu que la peine lui paraisse injuste remettra en cause la sentence et la légitimité soit du juge ou pis dans un système à sociabilité artificielle, la légitimité de la Loi elle-même!

En conclusion, le libéralisme peut en ceci qu’il valorise la satisfaction des intérêts égoïstes de chacun qui doit conduire à la satisfaction de l’intérêt général, conduit à une concurrence des libertés ou chacun tente toujours d’exercer les droits qu’il a conservé, cette concurrence ne saurait être bridée par l’Etat qui doit se cantonner à ses missions régaliennes, l’Etat doit se contenter d’arbitrer en cas de conflit, mais sa Justice n’étant jamais qu’humaine et partant faillible, elle sera remise en cause et l’Etat se verra montrer du doigt, ce d’autant plus que si le marché est dorénavant mondialisé, les normes sont nationales et donc différentes et de même concurrentes. Dans tous les cas, cela mène au conflit, soit au sein de la société, les membres estimant que la Justice est injuste et que l’Etat échoue donc, soit entre société, dans la mesure où la Justice entre les Nations n’est pas développée et qu’elle même sera critiquable et critiquée, cela mène à la guerre. De là à dire que le libéralisme conduit, ramène nécessairement à l’état de nature, il n’y a qu’un pas, mais il nous faudra encore poursuivre notre réflexion, notamment en échangeant avec vous afin d’être convaincu de ne pas faire fausse route.

ANNEXES:

Pour toujours davantage de réflexions sur le libéralisme: La concurrence des libertés – Avello.net, et plus largement: Avello.net.

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2 réflexions sur “D’un retour à l’état de nature?

  1. Je n’ ai pas tout compris ,(ce que j’ ai pu saisir me semble très vrai ), mais assez tt de meme pour faire remarquer:

    -Malheureusement il n’ y pas que le libéralisme dans cet aspect de laisser -faire qui nous ramène à l’ état de nature mais la conception de l’ homme lui-meme et qui est à l’origine de ses actes: »il écopera de trois ans de prison mais on dira bien haut et bien fort que ce n’ est pas de sa faute ,qu’il n’est au fond pas responsable de ses actes ..comme si au fond la justice se mettait elle-meme en cause tout en sentant sa nécessité d’application…

    Les valeurs ont été renversées ,le Mal se camoufle plus que jamais sous « le Bien ».

    -Dans l’optique du du contrat social »je donne ma liberté à l’Etat pour qu’il -paradoxalement-la protège » : Que penser d’autre part de cette évolution vers un monde quadrillé,encadré,surveillé ou la protection des individus justifie la pénétration dans la vie privée des gens(google maps,puce macrométrique…

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